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Cesta Punta - Biarritz

Cesta Punta - Jaï Alaï de Biarritz Aguilera - Biarritz Athletic Club

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34 ème GANT D'OR

OUVERTURE DU GANT D'OR LE LUNDI 2 AOUT A 21H

Aritz Erkiaga et Imanol Lopez, vainqueurs du 33ème Gant d'Or Casino Barrière de Biarritz - Un véritable travail de pros

Vous pourrez revoir cette finale sur Eurosport, lundi prochain 31 août, à 13h45...

Aritz Erkiaga et Imanol Lopez ont remporté lundi soir à l'Euskal Jai la finale face à Goicoetchea et Alliez par 35 à 32

Et les amateurs de sauts de cabris, de plongeons ultimes, bref d'épisodes spectaculaires de rester sur leur faim. Mais les autres, les pelotazale avertis, de louer le sérieux, la rigueur, bref l'intensité presqu'intime d'un bras de fer aux instants parfois précieux... Ainsi fut l'épilogue de la mouture 2009, un rendez-vous de pros, sans chichis ni tralala, on ne galvaude pas le sésame de la plus prestigieuse compétition du circuit estival.

Pourtant, d'entrée, on ne lambine pas avec le protocole. Le champion du monde en titre pose les jalons, fixe son juvénile vis à vis au deux murs, c'est qui le patron ? 2 à 0, 7 à 3, 9 à 5, la « derecha » piquée de Lopez est en action, tendue comme une arbalète, son compère biskaien s'applique, pose du costado. 13 à 10 pour les gars de l'empresa Jai Alive et voilà que la magie sort du chapeau d'osier, celui d'un Goicoetchea royal, lorsqu'il transforme un errebot en lâcher mais surtout crucifie autrui avec trois gauche à droite piqués, direction les passerelles, sous le toit. Retour de l'équilibre instable (15, 18 partout), même si le géant de Zumaia (ultra violent d'une droite rectiligne par côté) et le Palois (toujours aussi propre du revers) prennent quelques aises.

La droite de Lopez

L'Euskal Jai « à tope », docile, attentif à cette joute très appliquée, se surprend à attendre le morceau de bravoure, celui qui déclenche les « ha » les « ho »...Patience. La droite de Lopez est aussi limpide qu'une leçon d'instituteur, insolente impression de facilité violente... Des bêtises par ci, ça éprouve par là, Erkiaga se fend d'un lumineux lâcher, pose au refil, finies les inhibitions. 26 à 23 pour l'avant numéro un Miami et le Bizanosien mais flottements coupables avec 7 points de rang pour le potache et l'affable double mètre, toujours aussi probant du côté droit. Touchée, pas touchée ? Le garde champêtre du « pasa » sanctionne une caresse du parchemin, bronca, unanimité contre le vilain censeur et un point supplémentaire pour les devanciers (31 à 27).

Perte de lucidité

Goicoetchea, au préalable victime du sifflet, bute juste, refile comme un horloger règle sa pendule, le Béarnais s'adapte comme il peut dans ce contexte perturbant... 32 partout et le voilà ce fameux point qui fait soulever le fessier du siège avec Erkiaga dans le rôle de l'extraterrestre, à la fois courageux sous l'ouragan et visionnaire par le costado, à la barbe d'un cador médusé. Inaki « The Goico » perd de sa lucidité, à deux reprises et c'est son discret voisin, qui parachève au raz de raie (35 à 32)...


Premier titre à 22 ans, chapeau à celui qui rejoindra le fronton de Miami à la fin du mois, avec la tête dans les étoiles, quelques certitudes en bandoulière et une carrière prometteuse à construire. Deuxième distinction successive pour Imanol Lopez, définitivement classé au registre des monstres sacrés de la spécialité. Les émissaires de l'empresa Jai Alive, eux, de sourire à cette fugace mais savoureuse parenthèse de gloire.

[Article paru dans Sud Ouest du 26/08/2009 - Auteur : Bizia]

FINALE DU 33ème GANT D'OR DE CESTA PUNTA - Des lauriers de hiérarchie

L'Euskal Jai de Biarritz devrait faire le plein pour la finale très attendue entre Goicoetchea et Alliez (Master Jai) opposés à Erkiaga et Lopez (Jai Alive)

Des lauriers de hiérarchie

Devant un « lleno » attendu, le Biarritz AC s'apprête à vivre une soirée à part dans son histoire puntiste, avec l'épilogue entre les deux plus performantes formations présentées par les empresas « ennemies », celles qui ne partiront jamais en vacances ensemble mais ont appris à cohabiter pour faire commerce. Réunir les entités commerciales en exercice sous le toit du Jai Alai bâti par Fernand Pujol et ses congénères, n'a pas été de tout repos (tarifs en hausse, caprices organisationnels) mais il ne pouvait en être autrement pour conforter le crédit de cette compétition atypique, la seule à proposer un modèle sportif digne de ce nom.

Au bout des six soirées éliminatoires, en 35 points, Inaki Goicoetchea (le champion du Monde en titre) et Laurent Alliez (le Béarnais de Bizanos) défendront le bastion d'Aitor Totorica (Master Jai) face à la coalition des hommes d'Inaki Eguiguren (Jai Alive), formée d'Aritz Erkiaga (le cadet du quadro, 22 ans à peine) et l'arrière-vedette de Miami, Imanol Lopez (1m94, 100 kg au garrot). Un face à face inédit, qui, au-delà de l'attribution d'un sésame renouvelé, sera aussi celui de la hiérarchie entre les structures du Sud. Et à ce jeu-là, ce sont les élus d 'un soir qui seront les seuls pourvoyeurs de cet honneur sans prix.

L'énigme Erkiaga

Au vu de ce qui se passa au préalable, la paire formée du Guipuzcoan Goicoetchea et de son costaud Alliez est désignée comme favorite. L'immense avant, au registre complet impose sa carcasse de talent et délivre des coups qui font mal (mais avec parfois une faconde à prendre son temps, à la limite du supportable).



Pour l'épauler, le pilon formé à la Section Paloise sait asséner un modèle de revers pesant et coordonné, qu'un « bote pronto » d'école accompagne la souplesse en sus, qui a déjà vu un pilier affûté s'adonner régulièrement à des génuflexions et autres bonds pour dompter le projectile ?

Lopez, le maestro

Et puis, il y a l'énigme Erkiaga. Très en vue au tour préliminaire, un peu moins en demi-finale (l'opposition était tout autre), ce gaucher est déjà un gestionnaire de l'espace, très violent du revers, précis et rare au refil mais qui ne brille pas démesurément par son sens de l'animation dans le petit périmètre... Une « timidité » qui confine à un classicisme décryptable. La présence du numéro un de Miami, tout prêt, servira-t-elle de déclencheur d'ardeurs mordantes ou confinera-t-elle à une prudence encore plus castratrice ?



Heureusement pour donner de la confiance, le revers le plus lourd et « huilé » du circuit claquera avec réalisme. Lopez le placide, lorsqu'il s'est mis en place vers le numéro dix, décochera fusées ou météorites mais ici point de science-fiction car le personnage est d'un réalisme cadenassé. Et pourrait finalement se révéler le grand bonhomme de cette soirée de cadors.

La finale. Ce soir à l'Euskal Jai d'Aguilera, à partir de 21 heures.

[Paru dans Sud Ouest du 24/08/2009 - Auteur : Bizia]

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